vendredi 19 octobre 2012

La phase dans laquelle nous entrons doit être placée sous le signe de la cohabitation


Comment pensez vous que le rajeunissement de l’élite doit s’opérer ?

Il ne faut plus se voiler la face. Les Leaders actuels, notamment politiques, voient d’un œil douteux l’émergence d’une nouvelle génération de politiciens qui, malgré leur background limité du à un boycotte forcé de la scène politique, ont les capacités d’opérer le changement nécessaire et de secouer le leadership, dit historique. Je pense que la phase dans laquelle nous entrons doit être placée sous le signe de la cohabitation. La génération qui a vécu l’indépendance du Maroc doit désormais jouer son rôle de « sages » et de recommander, conseiller et orienter la vie politique. La nouvelle génération aura la responsabilité d’implémenter les bases d’un environnement économique, politique et social en ligne avec le Maroc du 21ème siècle.

Comment peuvent s’organiser les initiatives des jeunes pour rendre ce changement effectif, notamment dans la sphère politique ?

Il y a différentes pistes pour cela. Le mouvement du 20 Février dans ses débuts a été une plateforme de revendications des jeunes qui souhaitaient voir ce changement s’appliquer. Le cadre associatif est aussi un espace pour travailler sur le terrain pour changer les mentalités et sensibiliser la population sur l’importance de l’action politique, à commencer par le simple geste du vote. Il y a également les cercles de réflexion (Think Tank), par exemple le CERSS, Marocains Pluriels ou la jeune Alliance des Indépendants qui œuvrent tous à créer le débat et produire des recommandations qui visent à propulser l’action des décideurs à tous les niveaux.

Interview publiée dans le Magazine LE TEMPS (Octobre 2011)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Khalid Baddou

Ma photo
Fan du Maroc, professionnel de la Communication et Media, en cours d'initiation à la politique...