Comment pensez vous que le rajeunissement de l’élite doit
s’opérer ?
Il ne faut plus se voiler la
face. Les Leaders actuels, notamment politiques, voient d’un œil douteux
l’émergence d’une nouvelle génération de politiciens qui, malgré leur
background limité du à un boycotte forcé de la scène politique, ont les
capacités d’opérer le changement nécessaire et de secouer le leadership, dit
historique. Je pense que la phase dans laquelle nous entrons doit être placée
sous le signe de la cohabitation. La génération qui a vécu l’indépendance du
Maroc doit désormais jouer son rôle de « sages » et de recommander,
conseiller et orienter la vie politique. La nouvelle génération aura la
responsabilité d’implémenter les bases d’un environnement économique, politique
et social en ligne avec le Maroc du 21ème siècle.
Comment peuvent s’organiser les initiatives des jeunes pour rendre ce
changement effectif, notamment dans la sphère politique ?
Il y a différentes pistes pour
cela. Le mouvement du 20 Février dans ses débuts a été une plateforme de
revendications des jeunes qui souhaitaient voir ce changement s’appliquer. Le
cadre associatif est aussi un espace pour travailler sur le terrain pour
changer les mentalités et sensibiliser la population sur l’importance de l’action
politique, à commencer par le simple geste du vote. Il y a également les
cercles de réflexion (Think Tank), par exemple le CERSS, Marocains Pluriels ou
la jeune Alliance des Indépendants qui œuvrent tous à créer le débat et
produire des recommandations qui visent à propulser l’action des décideurs à
tous les niveaux.
Interview publiée dans le Magazine LE TEMPS (Octobre 2011)

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